Que tu sois là par curiosité ou par intérêt, je t'invite à découvrir à travers ce blog mon parcours quotidien:celui d'une jeune Obèse qui a décidé d'en finir avec ses problèmes de poid.J'espère, grâce à ce blog, donner envie à certains de se battre, j'espère également exorciser mes craintes et angoisses grâce à l'écriture.
mardi 19 février 2008
lundi 18 février 2008
ma super semaine d’hospitalisation
Hello !!! Me voilà après ma super semaine d’hospitalisation chez les S.U.M.O (service, unité médicalisée de l’obésité) très intelligent comme nom surtout pour des personnes en problème de poids… Félicitation a celui ou celle qui l’a pondu ! Bravo Je suis très en colère , pendant une semaine on m’a rabâché qu’il fallait manger équilibre et faire du sport. Je leur est dit « Oui Oui, je veux bien sauf mon corps lui ne veux plus » c’était pour cela que je voulais un anneau, afin de perdre d’abord du poids pour reprendre le sport. Ils ne m’ont pas cru… « Aller faut se bouger, se forcer un petit peu » Résultat des courses sciatique à la première séance de sport… Et hop au lit plus bouge pour la semaine… super intéressant comme séjour ! Donc cette semaine ce fut : Bouffe dégeux sans goût, même les fruits n’était pas mur… Un blabla qui est très simple à dire quand on n’est pas en surpoids. Et des que j’avais le malheur de parle de mon anneau, les visages se fermer . On me disait : « Nous en somme pas encore là… » - Ha ! Oui est on attend quoi alors ??? - Faut-il que je grossisse encore pour être vraiment prise au sérieux avec mon 1.60 m pour 150 kg, et mon IMC40, ne vous affole pas ? Non à première vue… La seule chose qui m’aide à tenir maintenant c’est mon rendez-vous avec un chirurgien en gastro de l’hôpital Pompidou, qui viendrai a mon prochaine rendez-vous le 20 septembre a l’hôpital d’où je viens… Très franchement je pense qu’on c’est encore moquer de moi… je ressens vraiment de la colère, on n’a pas le droit de faire souffrir les gens comme ça. Marre de tout ces médecins, qui vous prenez de haut et surtout pas au sérieux et cette psy qui arrête pas de dire « vous savez, il faut être bien dans sa tête pour anneau » mais si je ne suis pas bien en ce moment, c’est bien a cause de mes rondeurs qui me bouffe la vie, cette image qui me correspond pas, qui me détruire petit a petit, je ne veux pas un anneau pour faire comme les autres, je veux un anneau pour l’aide a perdre ce poids et pouvoir vivre comme tout monde, je demande pas la lune tout de même ! »
samedi 9 février 2008
Témoignagedu jour : Obésité, mon désamour...
D’avance, pardon à mes amis et à mes proches, pardon pour tout ce que je vais écrire ici, que certains savent déjà..et pour les autres choses que je vais dire que je gardais cachées au plus profond de moi… La lourdeur qui pèse sur mon âme pèse aussi sur le reste de ma vie…. A la naissance je n’étais pas ce qu’on appelle un gros bébé, moins de 3kg en tout cas, c’est certain ! Mes parents décident que nous allons vivre dans un petit village tranquille… trop peut être… C’est ici que ma vie a basculé pour la première fois…C’est ici que je vais me mettre vraiment à nu et vous dévoiler mon cœur… Le 15 janvier 1982, en rentrant de courses avec mon papa, nous découvrons notre maison en flammes: comment voulez vous expliquer à une gosse de trois ans ce qui est en train de se passer ? Le gaz a tout fait péter.... Comment expliquer à une gosse de trois ans que sa maman est à l’hôpital dans un état critique, qu’elle est entièrement brûlée et qu’elle ne la reverra pas pendant 9 mois, si ce n’est plus ? Comment expliquer à une gamine de trois ans que sa sœur de 6 ans a rejoint les anges, les papillons et les fleurs ? Aussi curieux que cela puisse paraître, j’ai comme un trou de mémoire sur cette période, seules quelques rares petites choses subsistent, mis c’est comme si j’avais passé un grand coup d’éponge sur tout ça… J’ai commencé à vivre avec cette absence de grande sœur, l’impression d’être tout ce qui restait à mes parents… En 1985, j’ai 7 ans, mes parents m’apprennent que je vais être grande sœur… la chose est née le 6 mars 1986, 1kg280, 34cm, elle qui aurait du naître le 20 mai ! Papa va voir maman à l’hôpital, moi j’ai encore des microbes, je n’ai pas le droit de voir le bébé, je l’observe au travers d’une vitre, comme on le fait pour les poissons dans un aquarium…Le bébé… et ma maman dans tout ça ? Je la vois quand moi ? En plus la chose a eu le prénom d’Audrey pour troisième prénom, même ça elle l’a eu… ce n’est pas juste… Je lui en ai tant voulu à ce bébé, même s’il a failli mourir plusieurs fois… Enfin voilà, à partir de ce moment, j’ai commencé à acheter des bonbons en cachette, à manger la nuit, à me venger de tout ce que ce bébé me volait en affection… N’allez pas croire que je ne l’aime pas ma puce, c’est en 91 que j’ai vraiment tilté : elle eu une ostéomyélite, une saloperie qui attaque la moelle et les os…cette horreur qui lui est arrivée vers Noël m’a rapprochée d’elle, à jamais. Mais me concernant, ça n’a pas arrangé les choses ; roustes, coups de pieds aux fesses et baffes n’ont rien changé… J’ai continué à prendre du poids… A 13 ans, j’ai appris que l’une de mes cousines éloignées était morte d’anorexie…Aussi idiote que moi n’existant sans doute pas, je me suis donc mise à manger encore plus, me relevant la nuit pour taper dans le frigo… Tout était bon, cacahouètes, pistaches, chocolat, enfin tout ce passe deux secondes dans la bouche... et 20 ans dans les hanches!!! A 15 ans je faisais 70 kilos pour un mètre 52.J’ai commencé à rentrer dans le cercle vicieux de la boulimie, et j’ai continué à prendre du poids… Ma mère a été hospitalisée pendant 6 ans car ses reins ne fonctionnaient plus, et mon père a bien failli y rester dans un accident de voiture en 1997. Depuis il ne travaille plus, mais mon poids lui, n’a pas changé… bien au contraire! Je fais partie des gens qui prennent du poids rien qu’en regardant les rayons du magasin…mais bon. Je me suis, au fur et à mesure de ces années écoulées, forgée une épaisse carapace, pour que personne ne puisse ni ne veuille passer au travers. Mais je crois que le pire dans tout ça, c’est quand je suis VRAIMENT tombée amoureuse pour la première fois. Pas l’amour fugace des gamines, pas celui qui vient et qui va sans prévenir, celui qui fait BOUM et vous fait tourner la tête ! J’avais 16 ans et lui 17 …Arnaud, je m’en souviendrai toujours,je lui ai écrit 50 poèmes !!!! J’étais folle de lui, mais j’ai toujours su rester lucide malgré tout, et mon poids m’a encore devancé : je l’aimais, mais lui, non. Regards moqueurs, mots blessants, quand je rentrais du lycée c’est alors de désespoir que je mangeais encore et encore… Moi qui voyais de vraies garces, mais super jolies, tromper leur petit ami sans aucun scrupule... Moi qu’on disait si gentille, la bonne copine confidente etc. etc.… et bien je faisais fuir tout le monde alors qu’elles pêchaient les mecs rien qu' en claquant des doigts. En 1997 j’ai eu mon bac.. et mon vrai premier petit ami, avec amour réel et réciproque. Le premier qui peut être m’aimait enfin vraiment... C’est à lui que j’ai donné la seule chose qu’on ne peut donner qu’une fois à un homme… Mais le temps que je passais avec lui, ces trois années, aussi agréable soit il, est encore entaché de souvenirs immondes… En 1998, malgré mon poids, je me suis fait violement agresser dans la rue, et j’ai eu la plus belle peur de ma vie… enfin je croyais… En février il y a eu D. !! Ici je ne rentrerai pas dans les détails car certains me prendraient pour une affabulatrice. Je n’ai qu’une seule chose à dire, quand je le croise dans la rue, je rentre chez moi en courant et pleurant de peur, et que je crois que toutes les douches du monde ne pourront jamais m’enlever toute la honte que j’éprouve encore aujourd’hui… Du coup, après ça, j’ai encore plus bouffé.. et c‘est peu dire, comme pour me faire exploser!! Si l’on creuse sa tombe avec sa fourchette, pourquoi pas après tout… Je tiens toutefois à mettre engarde ; manger et se faire vomir ne sert à rien ! surtout pour perdre du poids, cela va fait 12ans que je le fais et je sais de quoi je parle… Ca bousille les dents, l’œsophage saigne, on a des brûlures d’estomac régulières, ça fait sortir les boutons, on a mauvaise haleine et on devient désagréable pour un rien… La sensation de bien être n’est que très passagère, et ce n’est pas une solution. Ma petite maman, toi qui ne sais pas dire je t’aime, qui ne peux ni ne veux le dire, je tenais à te dire que tu n’es absolument pour rien dans tout ça, à ceci prés que le jour où papa et toi m’avez conçue, surtout après, quand tu as su que papa n’était pas chaud pour un autre bébé, tu aurais mieux fait de t’abstenir… Ca aurait évité un gros tas… d’embûches ! Ma petite mamie, le fait que tu m’ais traitée de grosse vache pendant des années ne m’empêche pas de t’aimer … Mon cher oncle, du côté de maman, si par hasard tu lis ce texte je sais que tu me critiques sans arrêt, que tu t’es même amusé a passer derrière moi juste pour mesurer mon postérieur et pour voir la place qu’il prenait, et bien, le mot est lâché : JE T’EMMERDE !! A tous ceux qui se moquent des autres et de leurs différences, je tenais à vous dire que bien souvent notre vie a basculé un jour à cause de crétins de votre espèce… Il faut vous dire que nous sommes assez gênés par notre propre apparence sans avoir à subir en plus les assauts quotidiens de l’extérieur… Cet avis n’est pas une vengeance, mais juste une remise à jour de ma vie et de mes sentiments… Je ne suis animée que par une immense masse d’amour à donner, et je vois que malheureusement ma famille me détruit… Pardon aussi à ceux qui m’ont considérée comme leur amie sans que je le sois. La trahison semble être mon alliée: je ne trahis pas mais je le suis… Je vais aujourd'hui sur mes 28 ans, je ne sais pas combien de temps mon petit ami va encore m’aimer, je ne sais pas si ma mère m’aime.. et j'ai bien du mal parfois à discerner mes vrais amis…. Pardon aux gens qui pourraient s’identifier dans cet avis… Pardon enfin pour tout le mal que j’ai fait aux gens qui m’entourent… Je n’ai jamais été fausse ; j’ai toujours été vraie, sans trahir, sans être, je pense, méchante, mais je vous ai certainement fait du mal à un moment ou à un autre… A vous tous je vous demande pardon…… Mes kilos mortels, je vous supporte depuis des années, désolée mais je vais maintenant vous tuer…vous supprimer… car comme c’est vous ou moi, alors j’ai choisi, et.. c’est moi… ! JE VOUS HAIS !!!! Ma petite maman, ton monstre t’embrasse, et un jour, peut être, enfin, je deviendrai ta fille…. JPP ( J'en Peux Plus)
extrai de livre je suis monstre (pour info)
extrai de livre je suis monstre (pour info)
vendredi 8 février 2008
témoignage du jour Attirance des obèses vers les obèses de l'autre sexe
On vient de confirmer qu'une personne en surpoids a tendance à rechercher un ou une partenaire en surpoids également. Cela a des conséquences sur un plan médical.Des chercheurs ont réalisé une étude et ont découvert qu'une personne en surpoids ou obèse tend à rechercher un ou une partenaire qui a une corpulence similaire. En raison de l'épidémie d'obésité dans les pays industrialisés, cela signifie qu'il existe une plus grande probabilité d'arriver à cet objectif et que le couple se forme dés un jeune âge.On sait depuis longtemps que les humains ont tendance à rechercher des partenaires qui ont les mêmes caractéristiques ; par exemple, les couples se forment plus facilement entre même groupes ethniques, et de classes sociales et caractéristiques physiques similaires.Cette fois, on se rend compte que les humains recherchent également le même IMC (Indice de Masse corporelle, proportionnel au taux de graisses ) qu'eux. Le problème pour les personnes en surpoids est qu'ils accroissent le risque de passer les gènes qui favorisent le stockage des graisses à leur descendance et que cela contribue à accroître l'épidémie d'obésité. C'est sûrement déjà le cas depuis de nombreuses années.Les chercheurs ne savent pas très bien comment les couples de même IMC arrivent à se former. Il est possible que les personnes obèses pratiquent le même genre d'activité sociales par exemple.Les chercheurs rappellent que lors des années 40 et 50, les gens se mariaient jeunes, souvent avant qu'ils ne soient en surpoids ou obèse. Il était donc difficile de se mettre en couple en se fondant sur la caractéristique de l'IMC. A présent cependant, on choisit bien plus tard son partenaire pour la vie et on devient obèse plus rapidement.
jeudi 7 février 2008
Témoignage du jour (pitié)
il faut avoir pitié des personnes obèses ?
il faut faire le distinguo entre le concept de pitié , le discours lui donne une logique ou parfois pitié peut rimer avec bonté (avoir en pitié, s apitoyer) si il exprime un sentiment et exige un travail personnel sur soi, en interrogeant la conscience humaine et l'usage commun de ce mot qui sous entend un point de vue exterieur un regard qu'on porte sur les autres, un jugement arbitraire en somme et exprimer par du mépris en considerant l'autre comme inférieur plutot qu' a égalité devant dieu.j'ai pitié pour toi. autrement dit tu fais pitié. tu es petit et méprisable.mais moi je deviens arrogant et intransigeant.Regarder qqn en pitié, avec des yeux de pitié. ,,Ne faire aucun cas de lui, le mépriser``alors que dans une autre expression etre sans pitié par exemple, cest etre insensible impassible face a la souffrance humaine.ainsi ayez pitié pour nous pauvres pecheurs cest faire preuve de pardon et de bon coeur pour les plus démunis ou ceux qui ont faim ceux qui sont dans le besoin. dans les deux cas on a un jugement de valeurs. une echelle du bien l'une est vertueuse l'autre est dégradante voire humiliante
il faut faire le distinguo entre le concept de pitié , le discours lui donne une logique ou parfois pitié peut rimer avec bonté (avoir en pitié, s apitoyer) si il exprime un sentiment et exige un travail personnel sur soi, en interrogeant la conscience humaine et l'usage commun de ce mot qui sous entend un point de vue exterieur un regard qu'on porte sur les autres, un jugement arbitraire en somme et exprimer par du mépris en considerant l'autre comme inférieur plutot qu' a égalité devant dieu.j'ai pitié pour toi. autrement dit tu fais pitié. tu es petit et méprisable.mais moi je deviens arrogant et intransigeant.Regarder qqn en pitié, avec des yeux de pitié. ,,Ne faire aucun cas de lui, le mépriser``alors que dans une autre expression etre sans pitié par exemple, cest etre insensible impassible face a la souffrance humaine.ainsi ayez pitié pour nous pauvres pecheurs cest faire preuve de pardon et de bon coeur pour les plus démunis ou ceux qui ont faim ceux qui sont dans le besoin. dans les deux cas on a un jugement de valeurs. une echelle du bien l'une est vertueuse l'autre est dégradante voire humiliante
mardi 5 février 2008
Témoignage du jour
Mon histoire d'Obésité à moiComment j'ai pris ces kilos, comment je vis avec.. ces kilos qui constituent aussi depuis de longues années mon histoire. Je me suis toujours sentie rejetée par les plus grands comme par les plus petits de ma famille , c'était un peu pareil. J'ai donc fait mon petit bout de chemin toute seule. Je pense que mes problèmes de poids viennent initialement de là. Au fil des années, cela n'a fait que s’aggraver vu les responsabilités que j'avais et les problèmes qui sont ensuite survenus. Un jour ma famille s'est totalement déchirée, ma mère partant et me laissant avec les plus petits, à 15 ans je me suis trouvé propulsée en chef de famille à élever trois enfants de 12, 11, et 8 ans. Pas facile pour moi de gérer le budget ni de m'occuper de cette petite famille, je n'étais pas bien vieille et au bout de 5 ans, ma mère étant revenue, j'ai soufflé et pensé que j'allais enfin pouvoir vivre ma vie normale. Mais ma mère n’a pas voulu que je lui rende toute cette responsabilité ; j'ai donc dû continuer de jouer ce rôle très longtemps et c'était de plus en plus dur d'assumer tout ça. A 25 ans, je pesais 100 kg, j'étais ronde, ce que je n'assumais pas. Mais je tombais quand même amoureuse. Toutefois, ce qui devait être le début d'un bonheur devint vite nouveau malheur. D'abord car j'appris que la personne avec qui j'étais n'était pas qu'avec moi... Malgré cette épreuve, on restait ensemble et un jour on attendit un heureux événement... Enfin la roue allait tourner. Mais, non... Le destin allait continuer à s'acharner sur moi!! Ma petite fille est venue au monde prématurément à 6 mois de grossesse et n'a pas survécu. J'étais alors totalement seule puisque j'avais décidé de rompre avec mon ami deux mois avant ce si triste événement. J'ai refusé à partir de ce jour d'accepter ce que la vie m'avait enlevé et j'ai sombré complètement dans la dépression. J'ai pris pendant dix ans des cachets pour dormir, je ne sortais plus du tout de chez moi, je ne faisais plus rien, plus rien. Comme si ma vie s'était arrêtée définitivement ce jour-là. Je mangeais vraiment sans arrêt au point de passer de 100 à plus de 155 kg en un an!! J'étais devenue une "rien du tout", quelqu'un d'obèse, une vraie loque. A partir de là, j'ai mis ma vie entre parenthèse pour m'occuper uniquement de ma famille, mais il me manquait toujours ma petite fille. Un jour ma sœur nous annonce qu'elle attend un heureux événement. Je me suis alors dit: comment a-t-elle pu faire un enfant (non par jalousie, non, vraiment pas du tout) mais je savais que cette enfant ne serait pas bien avec elle. Elle n'avait pas du tout la tête à s'en occuper et elle n'était pas faite pour en avoir, je la connaissais, je le savais. Et ce que je redoutais arriva rapidement. Elle me dit un jour que lorsque le bébé viendrait au monde, de toute façon, elle me laisserait l'élever pour que je m'occupe de lui.. En 1988, un petit garçon vit le jour, et c'est moi qui lui ai donné son prénom. En 1991 c'était au tour de sa petite sœur de venir agrandir la famille... J'étais heureuse et malheureuse a la fois car je pensais beaucoup, énormément à ma petite fille. Je les ai pris et élevé comme mes propres enfants, mais ça n'a pas été simple: nous vivions tous ensemble avec mes parents et mes deux frères. Cette cohabitation était très dure, car il fallait d'une part que je continue à gérer tout et d'autre part ma sœur qui n'était pas du tout reconnaissante envers moi, me faisait en permanence la pire des misères, elle me rendait la vie impossible. J'ai beaucoup souffert de tout ça, et mon poids continuait à monter car tout ça étais une trop lourde charge. Mais je ne voulais surtout ne montrer à personne que je n'étais pas si forte que je le prétendais et que j'aurais aimé qu’on m'aide. Je n'ai jamais rien dit, j'ai tout gardé pour moi, mais je souffrais énormément. Brutalement, en 1995, les évènements s'enchaînèrent les uns après les autres: ma mère décède d'un brutal arrêt cardiaque, et en 1997, ce sera mon frère (que j'ai élevé) qui, ne supportant pas le décès de ma mère, se suicide. En 1999, mon père devient grabataire et là je dois m'occuper de lui: il était allongé jour et nuit, il fallait le veiller, le changer, le laver, enfin tout ce qu'une personne dans sa situation demande comme soins. Cette situation durera 2 ans jusqu'au décès de mon père en 2001. Aucun de mes frères et sœurs ne m'ont à aucun moment aidé dans cette tache. En 2003, mon autre frère, dont je continuais de m'occuper un peu en gérant ses papiers et son budget, décède d'un cancer. Ce décès me fit revoir toute ma vie en résumé: un petit peu de bonheur, beaucoup de malheur dû à mon poids, la perte des êtres chers à mon cœur, les séjours à l'hôpital pour maigrir, ainsi que deux 2 séjours dans le coma. Mais aussi l'indifférence de mes frères et sœurs à mon égard, le regard des gens, leur méchanceté, les mots qui font mal... J'étais rejetée depuis toujours par tout le monde. Pourquoi ? Je ne sais pas, je ne suis pourtant pas quelqu'un de méchant, on dit de moi que je suis gentille sincère et honnête. Je sais bien que beaucoup vivent ou ont vécu la même situation que moi, mais je raconte tout ceci pour dire que si j'avais eu plus de courage plus de caractère, j'aurais peut être pu ne pas sombrer dans tout ça. Car aujourd'hui c'est très dur de perdre tout ce poids, quel immense gâchis !!! Mais je me dis aussi que si le destin m'a imposé cette souffrance c'était parce que j'étais faite pour aider les autres . Il y'a deux ans j'ai rejoint le Pulpe Club, car sur un autre site j'avais fais la connaissance de quelqu'un du Pulpe, très sympa et c'est vrai que le Pulpe Club et R&J m'ont beaucoup apporté. Vraiment. J'y ai connu un homme que j'ai aimé, mais malheureusement ça n'a pas duré. On est resté ami, mais je regrette surtout qu'il ne sache pas trop ce qu'il voulait, mais je ne lui en veux pas. Après la traversée du désert depuis tant d'années, je savais bien que mon poids constituerait forcément un obstacle, et qu'il n'y avait pas de raison que la vie devienne soudainement meilleure pour moi. Mais ceci n'empêche pas que j'ai pris un peu confiance en moi. J'ai moins de complexes même si à 165 kgs, ce n'est pas facile de faire comme s’ils étaient pas là. De plus j'ai connu des gens bien, mais ma super timidité fait que malheureusement je n'en ai pas d'autre et que je ne sais pas aller vers les autres Je sais simplement une chose: si tout était à refaire même si je devais re-souffrir j'aiderais encore les autres et le fait d'être obèse m'a permise de découvrir le monde complètement autrement. Tout n'est sans doute pas très clair, je le sais bien, mais ces mots, je les écrit avec mes fautes bien sur, mais j'y ai aussi mis tout mon cœur et ma sensibilité. Aujourd'hui, ce qui est positif pour moi, c'est que j'ai toujours mes deux enfants qui ont aujourd'hui 14 et 17 ans. Ces deux enfants m'apportent beaucoup et je les aime tellement, même si des fois c'est très dur pour nous trois. Il y a aussi le fait que je commence à perdre un peu de poids: je suis déjà descendue à 150kg et j'espère en perdre encore et surtout, surtout, trouver enfin un peu de bonheur, mais bon … Ne rêvons pas
lundi 4 février 2008
j'ai peur que je plaise plus à mon coupain
je pense que je me suis jamais sentie aussi mal à cause de mon poids... J'ai toujours plus ou moins eu des problèmes de poids, je ne mange pas non plus excessivement; là je me dis que j'arrive à un point qui me rend pas bien... je n'arrive plus à m'habiller, je fatigue beaucoup plus vite qu'avant, et le comble c'est qu'on me demande si je suis enceinte...alors que je ne le suis pas. j'ai essayé un régime protéiné il y a 3 ans, j'avais perdu 12kg, mais après en réadaptant mon alimentation j'ai repris...des problèmes de dépression il y a 1an ont accentué ma prise de poids... je tente aujourd'hui de faire appel à l'acupuncture...mais je reste scéptique..au niveau psychologique, j'essaye de trouver la faille avec l'aide de mon psy. Bref j'essaye de mettre en oeuvre pas mal de choses pour aller mieux, mais j'ai l'impression que j'avance pas... J'avoue que je me sens un peu perdue...j'ai 28ans, je viens de m'installer avec mon copain et j'ai peur que à force je ne lui plaise plus comme avant...et que mon poids joue sur notre couple. Je me dis que ya des gens qui sont pires que moi...et je les soutiens aussi très sincèrement. J'espère que ensemble nous arriverons à résoudre ce problème de surpoids...Si parmi vous il y a des témoignages qui peuvent m'aider grâce à leur expérience, je vous en remercie. Bisous à vous tous
"Peut-on être obèse et bien dans sa peau ?"
moi j'en doute ! Comment vivez-vous votre obésité, moi très mal (je pèse 150 kg pour 1,69m montée jusqu'à 154kg). Je repense aux émissions de France3 avec Evelyne Thomas où des femmes obèses disaient qu'elles se sentaient bien dans leur peau, comment font-elles ? Moi mon obésité c'est un fardeau énorme : ne plus oser aller manger au resto car les gens regardent votre assiette, ne pas aller à la piscine, être la seule ... sur la plage l'été qui reste habillée et qui ne se baigne pas, supporter le regard des autres et surtout quand vous faites vos courses et j'en passe.........
Le poids des regards
Le regard des autres est un élément récurrent dans mes dialogues qui me génère la
honte et rend difficile mes activités quotidiennes les plus banales, surtout les activités
collectives. Un frein à une vie « normale » : c'est dur d'aller à la piscine parce que les
gens m'observent bizarrement… j’ai peur du regard des autres . Il pointe
« l’anormalité » .
Le regard des autres me réduit à un corps, un corps « de
bibendum » comme disent certains d’entre eux, toutes les autres qualités physiques,
personnelles et sociales sont écrasées par cette corpulence. c'est vrai que par moments, on en a vraiment marre du regard des autres qui ne juge que sur l'aspect extérieur de la personne sans chercher à nous connaître en profondeur . Enfin, ce regard pesant peut paralyser toutes tentatives de retour à la norme. Aussi forts sinon plus encore que les regards, il y a les mots, dont certains sont enregistrés pour la vie.
honte et rend difficile mes activités quotidiennes les plus banales, surtout les activités
collectives. Un frein à une vie « normale » : c'est dur d'aller à la piscine parce que les
gens m'observent bizarrement… j’ai peur du regard des autres . Il pointe
« l’anormalité » .
Le regard des autres me réduit à un corps, un corps « de
bibendum » comme disent certains d’entre eux, toutes les autres qualités physiques,
personnelles et sociales sont écrasées par cette corpulence. c'est vrai que par moments, on en a vraiment marre du regard des autres qui ne juge que sur l'aspect extérieur de la personne sans chercher à nous connaître en profondeur . Enfin, ce regard pesant peut paralyser toutes tentatives de retour à la norme. Aussi forts sinon plus encore que les regards, il y a les mots, dont certains sont enregistrés pour la vie.
Le témoignage du jour...
Voilà cela fait 22 ans que je suis en surpoids et de plus en plus!! j'ai 28 ans et je pèse 150 kilos pour 1m69, j'ai une culotte de Cheval. C'est Sûr physiquement je suis obèse mais franchement après réflexion j'essaye de m'habiller à la mode et mon poids ne me gêne pas vraiment mais je SOUFFRE, je SOUFFRE Moralement, et j'en suis fatiguée!!! Je souffre à cause de la Société, les gens méchants qui ne tolèrent pas que parfois des personnes peuvent être différentes. J'ai l'impression parfois que je suis une bète de scène, une fille hors norme, que personne aime!!! Pourtant autant de haine pour les personnes fortes!! A cause de cela, j'ai perdu une totale confiance en moi, je n'ose même plus regarder les gens dans les yeux, de les confronter!! Ca devient une obsession de se demander à quoi ils pensent en me regardant!! J'aimerais tellement leur dire que je suis comme je suis et je n'ai à plaire qu'à MOI!! Merci de m'avoir lu!!
mardi 29 janvier 2008
Etes-vous obése?
L'obésité est un problème de santé publique dans de nombreux pays développés. Elle touche pratiquement un américain sur 3, et un français sur 5. le Nord de la France est le plus touché.Les conséquences sociales, personnelles et psychologiques sont bien connues ou facilement imaginables... Par contre les conséquences sur la santé sont trop souvent méconnues ou sous-estimées. Elles rejoignent par de nombreux points, en terme de morbidité (maladies), celles du tabac ou de la drogue, voire de l'alcool.L'obésité est une augmentation anormale de la masse graisseuse (par opposition à la masse musculaire dite maigre) qui peut se mesurer par différents moyens dont la mesure de divers plis cutanés. Les 2 moyens les plus simples, et à la portée de tous, sont l'IMC et le rapport des mesures tour de taille et tour de hanches :L'indice de Quetelet ou IMC (indice de masse corporelle) :
On divise le poids (en kilogrammes) par la taille (en mètre) au carré. Si le résultat est entre 25 et 27, on parle de surpoids ou d'obésité légère. Entre 27 et 30, il s'agit d'obésité moyenne mais déjà préoccupante. Entre 30 et 40, l'obésité est majeure. Si le score dépasse 40, l'obésité est dite morbide c'est à dire qu'elle met la vie en danger à plus ou moins brève échéance.Cette première approche peut être complétée par le rapport taille-hanche (voir notre article à ce sujet) qui va permettre de distinguer les obésités androïdes (plutôt masculines) des obésités gynoïdes (plutôt féminines), on parle aussi dans ce cas d'obésité en pomme ou en poire par analogie à l'aspect de la silhouette. Ceci a un intérêt majeur : la première est plus dangereuse que la seconde.Pour la déterminer, on mesure le tour de taille au niveau de l'ombilic (nombril) et on le divise par le tour de hanches au niveau du pubis (au-dessus du sexe). Si le résultat est de plus de 1 pour les hommes et de plus de 0,8 pour les femmes, il s'agit d'obésité androïde.Ces méthodes ne sont pas applicables à l'enfant, à la femme enceinte ou au sujet très musclé comme le sportif et autre culturiste (il s'agit de masse maigre).Les causes, conséquences et traitements de l'obésité sont traités dans d'autres articles de ce site.
On divise le poids (en kilogrammes) par la taille (en mètre) au carré. Si le résultat est entre 25 et 27, on parle de surpoids ou d'obésité légère. Entre 27 et 30, il s'agit d'obésité moyenne mais déjà préoccupante. Entre 30 et 40, l'obésité est majeure. Si le score dépasse 40, l'obésité est dite morbide c'est à dire qu'elle met la vie en danger à plus ou moins brève échéance.Cette première approche peut être complétée par le rapport taille-hanche (voir notre article à ce sujet) qui va permettre de distinguer les obésités androïdes (plutôt masculines) des obésités gynoïdes (plutôt féminines), on parle aussi dans ce cas d'obésité en pomme ou en poire par analogie à l'aspect de la silhouette. Ceci a un intérêt majeur : la première est plus dangereuse que la seconde.Pour la déterminer, on mesure le tour de taille au niveau de l'ombilic (nombril) et on le divise par le tour de hanches au niveau du pubis (au-dessus du sexe). Si le résultat est de plus de 1 pour les hommes et de plus de 0,8 pour les femmes, il s'agit d'obésité androïde.Ces méthodes ne sont pas applicables à l'enfant, à la femme enceinte ou au sujet très musclé comme le sportif et autre culturiste (il s'agit de masse maigre).Les causes, conséquences et traitements de l'obésité sont traités dans d'autres articles de ce site.
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